Quand :
6 juin 2019 @ 19:00
2019-06-06T19:00:00+02:00
2019-06-06T19:15:00+02:00
Où :
Le Chapoul à BRIANÇON
ancienne école d'infirmière en haut de la vieille ville
Contact :

Après le livre « Dictionnaire des idées soumises » de Guy Tiberghien
(éd. Les Tilleuls du Square/Gros Textes)
l’association Rions de Soleil
présente :

 « Une propagande furtive pour soumettre le Peuple »
CONFÉRENCE DISCUSSION
avec Guy Tiberghien,
professeur en psychologie cognitive

« Quels sont les mécanismes de la propagande totalitaire, quand le Peuple est dominé par son Chef,
ou quand le Peuple est dominé par le Marché ?
Comment s’est installée la propagande du quotidien au travers de la déformation du langage,
pour devenir une propagande furtive, puis une mécanisation de la vie sociale ?
Pourquoi le politiquement correct nous amène à la bien-pensance et à la pensée unique ?
Sommes-nous dans une ère de mondialisation ou d’occidentalisation du Monde ? »

Dans sa conférence, comme dans son livre, Guy Tiberghien décortique le langage médiatique
en analysant l’origine et le rôle des mots qui façonnent notre pensée à notre insu,
révélant la direction unique qu’ils nous amènent à suivre.

L’entrée est libre, avec une participation non obligatoire à prix libre pour soutenir les activités associatives.

3 RENDEZ-VOUS :

  • mercredi 5 juin, 19h, à La Nouvelle Librairie (6, cours Victor Hugo), GAP
  • jeudi 6 juin, 19h, au Chapoul (en haut de la vieille ville), BRIANÇON
  • vendredi 7 juin, 19h, au Lieu (en face de la Poste), EMBRUN

Les éditions Gros Textes : grostextes.fr

Dictionnaire des idées soumises

Voir un extrait du livre : https://www.calameo.com/accounts/5813287

              Le langage médiatique, telles des œillères, réduit-il notre pensée ? Après avoir consigné pendant de nombreuses années les mots et expressions récurrents entendus dans les médias, Guy Tiberghien nous offre ici une analyse précise de l’origine et du rôle de ces mots qui façonnent notre pensée à notre insu, révélant la direction unique qu’ils nous amènent à suivre. Comment, au travers des mots, le capitalisme formate nos actes et nos pensées et lessive notre conscience politique.

En se référant à de nombreuses figures intellectuelles tels que Noam Chomsky, Etienne de La Boétie, Hannah Arendt, Serge Halimi, ou encore Claude Hagège… cet ouvrage ouvre une multitude de portes vers la compréhension du processus de manipulation mis en œuvre dans le choix des mots fait par les pouvoirs médiatiques et politiques.

Le ton caustique et l’ironie employés dans les définitions permettent une lecture légère et agréable. L’écriture simple de cet ouvrage le rend abordable à tous, nul besoin d’être un universitaire pour comprendre le propos.

PENSÉE — A la pensée, préférer toujours la bien-pensance. Dire, avec gravité, comme Pierre Moscovici que « le vieux fonds de pensée marxiste doit être toiletté ». Cela fait moderne et propre. Bien qu’il y ait de nombreuses raisons de penser, il y a encore plus de pensées sans raison. Pour disqualifier la pensée de votre contradicteur, dire avec dégoût : « Mais c’est de l’idéologie ». Très efficace. Noter que la pensée permise n’est pas une pensée mais un lieu commun, et elle devient vite une pensée unique. Soyez plus technologique et affirmez même : il nous faut un logiciel de pensée. Voir BIEN-PENSANCE, CORRECT (POLITIQUEMENT —)

Guy Tiberghien, professeur de psychologie cognitive, a enseigné à l’Université de Grenoble et à l’Institut des sciences cognitives de Lyon. Il est membre de l’Institut universitaire de France, et l’auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages dans le domaine des sciences cognitives et, en particulier, sur la mémoire humaine et la reconnaissance des visages. Il a notamment publié : Initiation à la Psychophysique, (PUF, 1984) ; La Mémoire Oubliée, (Mardaga, 1997) ; Dictionnaire des Sciences Cognitives, (Armand Colin, 2002).

ISBN : 978-2-35082-398-0   Format : 14 x21 cm   120 pages   Prix : 10 €